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Orientation, des métiers en changement

Le travail, considéré comme un bien commun, est le fruit d’une histoire et d’une construction. Vecteur d’identité citoyenne, il est considéré comme le moyen pour chacun de participer à la création de richesses collectives mais aussi, par la ressource financière qui en résulte, d’assurer sa vie familiale et sa participation au débat démocratique. Le droit au travail participe de la dignité de l’être humain.  Il a été affirmé pour la première fois en 1848. La constitution de  1946  précise que   » Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi « . Le droit au travail est présent dans la constitution, de 1958, toujours actuelle. Il est donc donné pour mission à l’Etat de réguler le marché du travail en faveur des citoyens. Celui-ci contrôle  le processus d’accès à travers une action législative qui s’appuie sur l’administration : celle du ministère travail, de la formation professionnelle et du dialogue social, celle des Affaires sociales. Elle s’appuie également sur l’Education nationale chargée d’assurer, par une gestion de l’orientation scolaire et professionnelle, une première régulation des flux de main d’œuvre à travers sa politique d’orientation, de formation et de certification. A partir de 1973, avec la création des SCUIO (85 en 2011) sous l’impulsion de Geneviève Latreille, le secrétariat d’état puis le ministère de l’Enseignement supérieur rejoindront cette mission .

Dépendante dans un premier temps d’organismes  professionnels de l’artisanat ou du commerce ou encore des collectivités locales,  très tôt, c’est à l’école et à l’enseignement supérieur qu’a été confié la plus grande part de régulation de l’orientation, surtout à partir de 1971 tandis que l’Agence nationale pour l’emploi s’occupe de l’accès direct à l’emploi.  Depuis, la mission de l’Education nationale est  de préparer les élèves à répondre aux besoins de la Nation, notamment à travers une formation professionnalisante (professionnelle, technique, technologique) intégrée au système général.  L’école prépare donc l’orientation des élèves en s’appuyant sur les professeurs mais aussi le corps des 4400 conseillers d’orientation-psychologues qui font partie des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Le système éducatif dispose aussi d’un réseau de 550 centres d’information et d’orientation qui maillent le territoire public et d’un organisme d’information, l’Onisep. Comme il convient de rendre les diplômés capables de remplir un rôle déterminé dans la vie active, dans l’enseignement supérieur,  dès 2000, l’insertion professionnelle et l’«employabilité » deviennent des enjeux stratégiques forts. Se développent alors des diplômes professionnalisants et des accompagnements pédagogiques spécifiques (Projet professionnel de l’étudiant).

En France, le rôle de l’école dans la régulation des flux de main d’œuvre marque le pas. La troisième révolution industrielle bouleverse les repères de l’orientation. Le problème de l’insertion professionnelle des jeunes est récurrent depuis la crise pétrolière de 1973 et le nombre de jeunes en situation d’attente à la sortie de leur formation ne fait que s’accroitre tandis que subsiste un noyau de non qualifiés. Dans la même proportion  les mesures et les dispositifs de prévention, de remédiation ou d’accompagnement se développent en aval du système scolaire. Le montant total des mesures en faveur de l’emploi représentaient   74 milliards d’Euro en 2007 (Dares, décembre 2009).  On assiste, en effet, à une multiplication de mesures et d’intervenants dans un domaine où se mêlent les initiatives publiques, associatives et privées. En France, jusqu’à la loi de 2009, l’orientation, considérée comme un processus d’accompagnement vers l’emploi, n’avait jamais constitué une véritable composante autonome de l‘action publique ni son processus une science spécifique.

Depuis 2005, près de 45  rapports et études ont été rédigés Orientation française : 45 rapports et analyses de la dérégulation. Ils tendent à faire porter le dysfonctionnement des systèmes actuels sur l’éparpillement des intervenants et des compétences, l’absence d’une vraie gouvernance et de communication interinstitutionnelle, l’inexistence d’une culture commune, la prédominance d’une construction pyramidale.

Longtemps liées à la fonction publique, en même temps que se développe le concept d’orientation tout au long de la vie, les formation de conseiller d’orientation s’ouvrent à de nouvelles dimensions. En effet,  les spécialistes définissent trois  périodes historiques de développement de l’orientation. Une première, « directive »  qui s’inscrit dans un contexte industriel  de stricte adaptation de la formation à l’emploi, une seconde, « délégatrice » où l’école et l’élévation des formations prennent une part très active, une troisième, « participative » où l’information, mais aussi l’avis des parents et des conseils de classe, sont amenés à jouer un rôle important.  Actuellement, en même temps qu’évoluent les technologies, la notion d’orientation tend vers une plus grande personnalisation où le besoin de conseil et d’orientation est récurrent sur l’ensemble du cycle de vie. Cette quatrième période, apparaît comme celle de l’accompagnement.  S’orienter est un acte personnel dans lequel il convient de se sentir efficace. C’est  une prérogative personnelle qui repose sur le développement des habiletés utiles. Toutefois  la construction d’une approche orientante concerne  aussi les membres de la communauté éducative (dont les parents) universitaire et entrepreneuriale.  Enfin, le conseil en orientation, qu’il soit celui rendu en termes d’organisation d’un contexte orientant, ou encore de prestation  personnalisée auprès de l’acteur impliqué, est l’objet d’un véritable métier. Si l’organisation française vieille de de plusieurs décennies, fait toujours la distinction entre des spécialistes de la formation initiale (psychologues scolaires et COP) et des conseillers en formation censés exercer dans le domaine de la formation professionnelle continue ou de la réinsertion, il apparaît qu’une culture commune les rassemble.

En France, des discussions ont lieu pour déterminer de nouvelles modalités d’activité et de cohérence du service public d’orientation. Cette problématique ne touche pas encore la formation. mais, au Québec une loi vient de paraître définissant une nouvelle règlementation des professions de la psychologie, particulièrement de la psychothérapie, qui implique les conseillers d’orientation.

Le décret du 1er février 2017 créée le corps des Psychologues de l’Éducation nationale dans lequel se fondent les Conseillers d’orientation.

Cette rubrique fait le point sur les formations proposées, en France, avec quelques ouvertures internationales dont celle du Québec Elle est destinée à celles et à ceux qui souhaitent devenir professionnel de l’orientation et les guide vers de très nombreuses sources de références. De nombreux éléments sont aussi mis en ligne pour celles et ceux qui souhaitent préparer des concours, notamment celui de COP.

 Les adhérents ont accès aux informations qui suivent. Adhérer permet une consultation permanente et complète. C’est également un soutien à l’association. et à son action. Apprendre et s’orienter est membre de l’association internationale de l’orientation scolaire et professionnelle.

 



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