Pistes d’amélioration pour l’employabilité des jeunes
INTRODUCTION : Contexte – Problématique
Plusieurs enseignements peuvent être tirés de la crise du Contrat Première Embauche, notamment la façon dont les étudiants et les lycéens perçoivent le marché du travail. Cette crise a montré que les étudiants ont pour principale source de connaissance du marché du travail les petits boulots et les stages qu’ils multiplient et le développement des moyens d’information.
En revanche, ils n’ont très souvent qu’une idée approximative de ce qu’est l’entreprise et de ce que sont les métiers porteurs et les filières qu’il faut emprunter pour les intégrer.
Trop de jeunes continuent à s’entasser dans des filières qui ont peu de chances de les conduire à un emploi.
Beaucoup sont désemparés, inquiets, parfois démotivés. Ils ne parviennent pas à se projeter, à
choisir une filière ou un métier. Ils n’ont que de vagues idées du type ‘je veux travailler dans la
pub’, sans avoir la moindre idée de ce que l’on y fait vraiment » observe Valérie Deflandre,
Conseillère au Centre d’Information et de Documentation de la Jeunesse.
« Nombre d’étudiants se contentent d’aller à l’université simplement parce qu’ils ont obtenu le
bac, sans réfléchir à leur avenir » confirme Jean-Robert Pitte, Président de l’université Paris-IV
Sorbonne.
L’Observatoire national de la vie étudiante a mené une enquête en 2003 qui a montré que 90% des étudiants en filières courtes professionnalisantes de type IUT, se disaient confiants quant à leur avenir professionnel, contre 80% en fac de droit ou d’économie, 77% en fac de sciences mais seulement 59% en fac de lettres et sciences humaines.
