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Archives de l’auteur : Jean-Marie Quiesse

Hélène Angeville

L’orientation professionnelle est un phénomène complexe et en constante évolution. Elle ne peut se situer en dehors de la vie scolaire, encore moins de la vie professionnelle. Elle devrait faire l’objet d’une politique cohérente, associée à une politique globale de l’éducation (Hélène Angeville, revue Après Demain, 1971)

Philosophe, ethnologue et Conseillère d’orientation

Hélène Angeville, née en 1927, était philosophe et ethnologue. Elle intègre le métier de Conseiller d’orientation en 1955 et est nommée à Firmigny. En avril 1960 elle est chargée de la formation pratique à l’ INETOP où elle exerça jusqu’en 1988, prenant sa retraite avec le grade de Directeur de CIO. Elle est décédée le 20 octobre 2019.

Une militante de la cause « orientation »

En 1953 les 17 personnels de l’orientation professionnelle de la CFTC rejoignent le tout nouveau syndicat Sgen sous la houlette de Jean Heudier, secrétaire de la section qu’Hélène Angeville remplace en 1966. Son mandat dure 13 années. En 1966 elle devient en outre suppléante du représentant CFDT à la commission emploi du Commissariat pour le Ve plan et le demeura pour le VIe plan, tirant, dit-elle, un grand profit de la documentation dont on disposait. Elle participe très activement à l’élaboration de la nouvelle organisation administrative d’orientation actée en 1970/71 ainsi qu’au nouveau statut de Conseiller (1972). Elle restera pendant de longues années à la CAPN (Commission administrative paritaire nationale).

Visionnaire et battante

Tout au long de sa carrière, elle restera fidèle à son engagement syndical et à l’idée de la spécificité d’une autonomie, d’un statut et d’une qualification « orientation », alors que beaucoup de responsables penchaient pour confier l’orientation aux professeurs sans formation spécifique. Elle fut, avec Jean Heudier et Geneviève Latreille, une défenseuse de la cause de l’orientation scolaire et professionnelle ; elle contribua à la commission socio-pédagogique du syndicat, qui permit à celui-ci d’être souvent en pointe sur les propositions de réforme de l’enseignement.

Jean-Marie Quiesse – 22 octobre 2019

Biographie

Histoire du Sgen CFDT

Revue Après Demain 1971

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Sur notre agenda

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Nathalie Pinson : Découvrir les métiers pour « Apprendre avec la tête, avec le cœur et avec les mains »

Directrice d’EDC, Entreprise dans la Cité[1], Nathalie Pinson est, selon ses termes, « une passionnée de la découverte des métiers ».  Je ne sais pas vraiment pourquoi mes actions plaisent autant aux jeunes quant à moi, la vie m’a apprise que l’on pouvait « Apprendre avec la tête, avec le cœur et avec les mains » (Johann Heinrich Pestalozzi). Elle se présente comme « spécialiste de la découverte des métiers par le geste, l’image et les mots »

Elle a travaillé 11 ans, au sein du quartier populaire des Dervallières à Nantes (1 des 5 quartiers les plus pauvres de France), avec pour mission de faire découvrir les métiers et ce pour tous les publics. Elle a développé deux axes autour de la découverte des métiers : par le geste professionnel et l’autre par l’image (vidéos sur les métiers).

En 2017 15 000 scolaires ont profité de son expérience à travers le  Forum des métiers « Place Ô Gestes » (Nantes & St Nazaire), le Festival de films sur les métiers « Métiers à l’Affiche »[2] et surtout par la rencontre avec l’autre, celui ou celle qui est allé.e au bout son rêve, celui ou celle qui a réussi. Le but de Nathalie Pinson est de d’insuffler la passion, l’épanouissement, le parcours et le champ des possibles !

Elle propose notamment la découverte de métiers par une approche d’Education à l’image et à l’information renforcée. (Chaine YouTube : Association LA PLACE DES MÉTIERS, près de 2000 films en Playlists).

Ces interventions auprès de  différents publics : MLDS, Jeunes en Etablissement Pénitenciers pour Mineurs, Adultes en Insertion, collégiens non REP,  élèves handicapés d’ULIS, élèves de 2nde d’un très beau lycée du centre-ville de Nantes, lui ont permis de vérifier que ses actions de découverte des métiers ont du sens pour les enseignants et les scolaires.

 

Forte de ce constat elle a développé deux actions auprès de classes SEGPA actions : « Le Champ des possibles » pour les 6ème  et  « Les métiers & Les choix » pour les 5ème qui vont se dérouler tout au long de l’année scolaire 2018, impliquant les parents et les entreprises.

« En effet ,dit-elle,  c’est au sein de ces classes que j’ai vécu les moments les plus forts où je mesure l’impact et la nécessité d’intervenir auprès de ces jeunes et leurs enseignants très souvent « délaissés » et stigmatisés au sein même de leurs établissements. » – « Ce sont pourtant des lieux où je trouve une énergie incroyable, je vois des yeux qui brillent, des enfants qui ne parlaient pas s’exprimer, des équipes se former et des enseignants formidables qui exploitent au mieux chacune de mes séances de découverte des métiers. Nous avons même abordé Victor Hugo en 6ème SEGPA grâce à sa citation : « Rien de tel qu’un rêve pour créer le futur ».

 

Nathalie Pinson collabore activement avec la ville de Nantes, le Carif-Oref, l’Education nationale, la Dronisep,  et anime un jeu Réalise ton métier.

Lien pour l’action « Les métiers & Les choix – 5ème SEGPA« 

Lien pour l’action « Les métiers & Les choix – 3ème Prépa Pro La Flèche

 

[1] Créé en 1995, le club Entreprises dans la Cité (EdC – Association loi 1901) réunit des entreprises et des acteurs de la vie économique et sociale de la métropole nantaise. Installé depuis 2007 dans le quartier nantais des Dervallières, EdC propose des projets concrets nés de besoins spécifiques du territoire et conçus en coopération avec ses partenaires.

[2] En partenariat avec la DRONISEP et le CarifOref Pays de la Loire

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Emotions et Apprentissages Scolaires

ANAE N° 155 

Emotions et Apprentissages Scolaires

Vol 30 – Tome IV – année 2018

Dossier coordonné par A. Simoës-Perlant (Université de Toulouse)

Les travaux ici présentés sont issus du premier colloque organisé en France sur la thématique « Émotions et apprentissages scolaires ». De nombreuses recherches s’accordent aujourd’hui sur l’existence d’un lien étroit entre émotion et cognition, tant en neurosciences qu’en sciences humaines. Si l’émotion trouve aujourd’hui sa place dans de nombreuses modélisations du fonctionnement cognitif, à travers l’étude des processus de mémorisation, de résolution de problèmes ou bien encore de prise de décision, ce n’est que très récemment que l’influence des émotions a été discutée dans le cadre plus écologique des apprentissages scolaires.

L’école est un lieu riche en émotions pour les enfants. La joie d’être félicité par l’enseignant, la peur d’être interrogé à l’oral ou la colère d’avoir été injustement puni, sont autant de situations émotionnellement chargées que l’enfant doit gérer en parallèle de son travail scolaire. Il est aujourd’hui établi que les émotions influencent nos prises de décision, nos souvenirs, notre façon de nous exprimer et parfois notre perception du monde. Il reste à préciser en quoi et comment elles favorisent ou affectent les processus d’apprentissage à l’école.

La question des émotions est aujourd’hui largement entrée dans les programmes scolaires et ce, dès l’école maternelle. En effet, exprimer ses sentiments et ses émotions, apprendre à les réguler, confronter la perception de celles-ci avec la perception d’autrui sont autant de compétences exercées dans les activités artistiques et sportives à l’école, mais également, dans un certain nombre d’activités langagières.

Dans ce numéro, nous nous intéressons plus spécifiquement à l’effet des émotions sur les processus d’apprentissage. Bien que les enseignants soient conscients de l’influence de l’état émotionnel de leurs élèves sur leurs apprentissages, le challenge pour la recherche est de recourir à l’expérimentation afin de vérifier, empiriquement, que le fait éducatif qui a été repéré fonctionne effectivement en pratique, démarche vivement soutenue par le Conseil scientifique de l’Éducation nationale.

Dans ce cadre, nous faisons le pari d’une approche écologique en cherchant à collecter des données au sein même de la classe. Dès lors, le chercheur est confronté à deux difficultés méthodologiques majeures : celle de l’induction expérimentale d’un état émotionnel chez un élève et celle de la caractérisation et de la mesure de cet état. De plus, ces questions doivent être traitées en veillant à ce que les procédures expérimentales mobilisées n’interfèrent pas avec les processus émotionnels que le chercheur entend étudier.

Les travaux successivement présentés dans ce numéro ont en commun d’investiguer la question des liens entre émotion et apprentissages scolaires.

  • Un premier article propose une réflexion autour des données qui peuvent être collectées dans une situation écologique d’apprentissage ou d’évaluation, sur la base des émotions déclarées par l’élève lui-même, avant, pendant et après l’activité.
  • Une série de 4 articles propose ensuite une approche expérimentale visant à appréhender les effets des émotions sur la compréhension du langage écrit à travers les processus d’identification, d’accès au lexique et de récupération en mémoire.
  • Les 3 articles suivants tentent de caractériser l’effet d’un état émotionnel sur la production écrite et l’attention auprès de différents publics d’apprenants : jeunes enfants, enfants présentant des troubles des apprentissages et apprenants adultes de français langue étrangère (FLE).
  • Constatant le manque d’outils permettant d’évaluer l’intensité d’un état émotionnel chez le jeune enfant, un article propose une échelle d’autoévaluation inspirée de la mesure de l’intensité de la douleur chez l’enfant non lecteur.
  • Dans une dimension didactique, les 2 derniers articles discutent des effets de l’émotion sur la compréhension d’une œuvre littéraire d’une part et sur la compréhension d’une œuvre musicale d’autre part.

Aurélie SIMOËS-PERLANT

(Laboratoire CLLE, Université de Toulouse CNRS, UT2J, France)

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L’orientation dans le monde – Une science ?

Karl JASPERS (1989) est sans doute l’un des tous premiers penseurs européens à avoir eu l’idée d’un traité de métaphysique portant explicitement l’idée de « Sciences de l’orientation dans le monde ». Articulant problématicité et historicité, le philosophe fait de la question de l’orientation dans le monde, le principe de la liberté existentielle confronté aux nécessités de la vie et à la transcendance.

L’acte 1, des « Sciences de l’orientation » engagées dans le processus de mondialisation des années 2015-2035 consisterait à recenser pays par pays, l’état de l’art d’une grande question d’éducation qui concerne l’avenir de la jeunesse, dans les rapports formation-emploi (et vice-versa) mais pas seulement.

Les Editions L’Harmattan (Paris) ont été pionnières dans un travail de prospection de l’orientation dans le monde. Dès 1988, l’ouvrage de Maniez et Pernin, et alii, voyait dans le Conseiller d’orientation, un métier moderne. Par la suite H. Eckert (1993) a réalisé une comparaison Allemagne-France sur l’orientation professionnelle. Vingt ans plus tard, R. Okene (2013) s’est intéressé à l’orientation des jeunes en Afrique. L’histoire s’accélère en ce domaine, puisque P. Wenda T. Tshilumba (2014) publie un guide pratique sur L’orientation scolaire et professionnelle en RD du Congo. P. Bringuier, P, (2015) observe Des jeunes qui se cherchent. Un conseiller d’orientation témoigne. J. Bouda (2016) étudie La fonction du conseiller d’orientation scolaire au Cameroun. G. Gaglio, M. Kaddouri et F. Osty (2017) ont analysé des Trajectoires professionnelles, Trajectoires de vie-entre engagement et réflexivité. Enfin dans la suite du colloque international de Cerisy-la-Salle (08/15), nous venons de publier S’orienter dans un monde en mouvement avec des contributions qui mettent l’accent sur la dynamique internationale de l’orientation à tout âge, tant que du point de vue de l’UNESCO que de pays comme Haïti ou le Québec.

Le travail de D.B. Ngeleka, expert en éducation sur la problématique de l’Afrique centrale, confrontée aux enjeux de la globalisation et du développement durable, que nous venons de postfacer, a pour titre : Orientation et Bonne gouvernance à l’ESU en RD Congo [Editions universitaires européennes].

 Ce chercheur particulièrement attentif à la situation congolaise, se situe dans une perspective de développement des ressources humaines. L’orientation concerne les droits humains, c’est-à-dire la liberté de choix dans les études, l’obtention d’une qualification et la possibilité d’avoir un travail, c’est-à-dire d’occuper une place dans la société en fonction de ses talents et de son mérite.

Dans le prolongement de l’éducation familiale, l’action d’un personnel spécialisé d’orientation scolaire et professionnelle est l’affaire de l’enseignement primaire, secondaire, professionnel, universitaire et de recherche.

Les centres inter institutionnels de bilans de compétences sont des leviers d’action indispensables pour accompagner les évolutions professionnelles dans la carrière (approche carriérologique).

L’auteur ne réduit pas l’orientation au domaine scolaire et professionnelle puisqu’il envisage l’orientation des adultes dans l’entreprise, élargissant les propos à la gestion des ressources humaines tout au long de la vie. Soulignant à juste titre, le processus d’internationalisation de l’orientation, D. B. Ngeleka prend appui sur les politiques publiques pour développer une approche comparative (Argentine, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Danemark, Royaume-Uni, Union Européenne et Etats-Unis) centrée sur les compétences.

Faut-il s’inquiéter d’une « fuite des cerveaux », c’est-à-dire d’un exode des compétences qui priverait certains pays des ressources immatérielles nécessaires à leur développement ? L’auteur conclut son argumentaire par un questionnement sur la « Bonne Gouvernance » prenant en compte en particulier, les droits des femmes et des personnes vulnérables dans un État de droit. On le voit, l’orientation est bien plus qu’une technique, dans la mesure où elle concerne des droits économiques, sociaux et culturels liés à une conception de l’être humain dans son rapport à l’environnement géographique et social. La qualité du conseil en orientation génère une plus-value éducative dont les retombées doivent être positives pour l’individu et la collectivité à laquelle il ou elle appartient.

Tout le monde devrait avoir intérêt à encourager des initiatives en faveur d’une orientation positive et inclusive liée à une culture de paix, d’égalité des sexes et de respect des valeurs africaines centrées sur le développement du potentiel humain.

L’orientation est portée par une exigence spirituelle, comme semble le signifier l’auteur à l’adresse de ses « Enfants et Petits-enfants » et comporte un horizon d’universalité, exprimé dans le propos conclusif de l’ouvrage. C’est la raison pour laquelle nous pensons que s’intéresser à l’orientation des personnes et des groupes humains est une tâche exaltante pour l’avenir de l’humanité.

Francis Danvers février 2018

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Thot Cursus – Editeur web spécialisé en éducation

Thot Cursus est un éditeur web spécialisé en éducation en ligne depuis 1996.

Un mot du directeur

Thot Cursus informe les gens impliqués activement en éducation.

L’intérêt du numérique en éducation s’impose et nous constatons que les institutions qui valorisent leurs acteurs et leurs résultats récoltent des retombées positives de multiples façons.

Nous serons heureux de vous accueillir à Thot Cursus.

— Denys Lamontagne

Les dossiers de Thot 2017

Technologies

Architecture apprenante              28 novembre
Balados partout                          31 octobre
Données d’apprentissage            31 janvier
Littératie numérique                   28 février
Tic pour enseignants                   11 mars
Wébinariser !                              2 mai
360°                                         22 août

Pédagogie

Aimer apprendre                         14 février
Analogique                                 14 novembre
Animé                                         4 juillet
Apprendre à nager                      10 octobre
Collaboration en cours                 11 avril
Effort intellectuel                        19 septembre
Enseignement des maths              4 avril
Évaluation en cours                    13 juin
Interaction pédagogique             18 avril
Ludification spontanée                28 mars
Micro-learning                            7 mars
Oh, un Mooc !                            5 décembre

Société

Amplification sociale               24 janvier
Anxiété / Apaisement              21 mars
Apprenti-citoyen                     30 mai
Critique                                  10 janvier
Divertissement intense            19 décembre
International !                        21 février
Plus grand que soi                  21 novembre
Rassemblements stimulants     12 décembre
Réalités superposées                6 juin

Personnel

Compétences vives               23 mai
Étudiant libre                        25 avril
Extraire du sens                    24 octobre
Libre                                    17 octobre
Objectif emploi                     27 juin

Institutionnel

Apports externes                     7 février
Matériel scolaire                     26 septembre
Multiculturel                            3 octobre
Support à la performance        12 septembre
Support aux enseignants            7 novembre

Thématique

Distance Japon                      16 mai
Passé recomposé                    20 juin
Style italien                           17 janvier
Ville apprenante                     9 mai

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Les dossiers de 2016

Les dossiers de 2015

Les dossiers de 2014

Les dossiers de 2013

Les dossiers de 2012

Les dossiers de 2011

Archives de tous nos bulletins

 

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Formations en orientation et gestion de la carrière

Beaucoup de pays possèdent des politiques d’orientation et des professionnels qui s’occupent de l’accompagnement. En général ceux-ci se répartissent en deux catégories distinctes , les intervenants dans l’enseignement et les conseillers professionnels. Ainsi les « guidance counselors » possèdent souvent une spécialisation « school », »high school » ou « professional ». Une des spécificité de la France est  de réglementer les seuls professionnels  intervenants pour les jeunes dans l’enseignement primaire ou secondaire (psychologues de l’éducation). C’est comme si l’école était supposée offrir une voie toute tracée à chacun.

Toutefois, pour les adultes salariés ou en recherche d’emploi,  il existe aussi, en  grand nombre, des conseillers en formation qui exercent à l’AFPA, Pôle emploi, l’Apec… Formations, types de recrutement et conditions d’emploi sont alors souvent diversifiés. Pourtant, ces personnels possèdent un enjeu commun et développent au fil du temps une culture relativement proche, que ce soit en France ou à l’ étrangers. L’Association internationale d’orientation scolaire et professionnelle (AIOSP) en est l’illustration.  Déjà, en 1998, l’ONU avait publié un guide de l’orientation professionnelle. En 2001, un rapport officiel piloté par  John McCarthy  a fait le point sur  les services d’orientation dans le monde. Nous traiterons ici plus spécifiquement des conditions de formation et vous renvoyons à la rubrique Pro de l’orientation pour d’autres éléments.

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L’orientation : une organisation du champ politique – Réponse à Bernard Desclaux

Bernard Desclaux a publié une réflexion  »

Psychologie, orientation, éducation 2 : début de réflexion

« Je commencerai par développer quelques remarques sur les origines de mon interrogation sur l’histoire de l’orientation en France. Cet intérêt m’a accompagné tout au long de ma carrière, mais c’est assez tard qu’un cadre organisateur s’est imposé. »

Voici une contribution à ce débat :

C’est une analyse intéressante et stimulante. Toutefois, pour la petite histoire,  je crois me rappeler que l’Inetop avait réalisé très tôt une étude (à mon avis scientifiquement discutable) dont le résultat a été martelé année après année, démontrant l’inefficacité de l’ADVP. C’était déjà l’avis de la mission envoyée au Québec dans les années 1970, mission à laquelle participait Raphaël Bégarra. Très tôt, ces freins volontaires à toute évolution du concept même d’orientation la placent cette organisation administrative dans le champ politique. Celui-ci  souhaitait à l’époque une orientation conçue comme une « bonne » répartition des jeunes ( The right man at the right place) sous contrôle de l’Etat (répartition en fonction des besoins de l’économie), les COP devenant les agents de cette gestion.

A cette période on  adjoint donc une dimension économique  à la notion d’accompagnement social fondé sur le talent et le mérite. Elle se justifiait dans un contexte économique confronté à un tissu industriel en plein changement,  mais aussi au fort malaise exprimé dans les évènements de 1968. Ce sont ces évènements qui ont conduit à  une forme de compromis donnant à l’école la mission d’orienter tout en maintenant en son sein des agents fonctionnaires régulateurs disposant d’une certaine autonomie.

Or cette politique et tout son système de gestion n’a pas bougé depuis 1971. En 2003, devant  les dysfonctionnements déjà constatés dans l’insertion professionnelle,  l’hypothèse de la montée rapide du média numérique et des transformations accélérées  des environnements de travail et par conséquence de la formation tout au long de la vie, l’association « apprendre et s’orienter » avait proposé de transférer en France le concept de l »Approche orientante ».  Limiter l’orientation au seul domaine scolaire basé sur les notations disciplinaires paraissait alors en décalage face aux nouveaux défis et  risquait de produire une société figée par un système d’orientation daté reposant entre autres facteurs sur un verrouillage a priori des aspirations individuelles.

Ceci aurait nécessité d’établir un nouveau contrat entre l’institution scolaire, les jeunes et leurs familles. Il aurait fallu reconnaitre  ce que tout le monde sait aujourd’hui : que l’on construit son parcours de vie en même temps que ses apprentissages et que le rôle de l’école pourrait inclure celui d’initier et d’accompagner un premier parcours mais aussi de préparer la suite en développant des compétences d’autonomie en la matière, à savoir  gérer l’information, projeter et choisir.  Peut-être aurait-il fallu églement remettre en cause le système sélectif des « élites » parfois contre productif.

Apprendre et s’orienter proposait d’introduire dans chaque projet institutionnel, pédagogique ou personnel une dimension « orientante », démarche visant  également à renforcer un sentiment d’efficacité personnelle.  Ceci a fait l’objet de timides avancées en termes d’information,  l’Onisep éditant quelques fascicules montrant le lien entre les disciplines et l’avenir économique ( Dossiers Perspectives de l’Onisep). Le premier Webclasseur (espace numérique personnel) était également fondé sur cette idée que les parcours pouvaient se construire individuellement en donnant de la signification aux informations et aux apprentissages (Webclasseur Onisep). Admission post Bac avait été enfin élaboré en ce sens avant d’être en partie détourné de sa fonction première pour commencer à devenir un début d’instrument de sélection.

Les Conseillers auraient pu jouer un important rôle d’accompagnement mais le problème ne semble plus se poser aujourd’hui qu’ils n’existent plus. Seul subsiste le système créé en 1971. Comment gérer politiquement cette situation maintenant ?

Jean-Marie Quiesse – janvier 2008

Je renvoie aux articles sur  www.apprendreetsorienter.org

QUIESSE JM – 80 ans d’orientation française – Du quantitatif au qualitatif

QUIESSE JM- L’orientation en France, un processus administré autour de 9 droits

QUIESSE  JM- Développer le sentiment d’efficacité personnelle par une approche orientante (CNAM 2010)

FERRE D. L’approche orientante, clé de voute des apprentissages – Cahiers pédagogiques

QUIESSE JM – FERRE D. – L’apprentissage autonome ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un projet personnel orientant – Colloque ENFA

Et les ouvrages de Danielle Ferré, jean-Marie Quiesse et Alain Rufino  dont– L’approche orientante, une nécessité

 

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L’approche orientante, clé de voûte des apprentissages

Cahiers Pédagogiques – Dossier L’orientation – n°463 – Mai 2008

Danielle FERRE

« Ce qui est important, c’est d’avoir un projet de vie » – Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de chimie 1987

 

A sept ans, à quinze comme à dix-huit et plus tard aussi, on a des rêves y compris de métier. Certains rêves n’ont aucune vocation à devenir des projets. On les caresse, sans jamais se demander comment les réaliser. D’autres font « écran » entre soi et le réel. D’autres enfin peuvent devenir le point de départ des intentions : je m’imagine chanteuse, je me vois chirurgien … L’intention devient un projet lorsque les conditions de réalisation sont examinées et les obstacles levés : quelle formation ? Quelles perspectives d’emploi, de carrière ? Dans quel environnement géographique vais-je travailler ? Ce métier correspond-il à mes valeurs ? Me laissera-t-il du temps et de la disponibilité pour d’autres activités sociales, sportives, pour avoir une vie de famille ? Comment vais-je financer mes études ?

Si tous les obstacles ne peuvent être levés, alors la personne redevient disponible pour examiner une autre intention ou pour rêver à nouveau. Selon cette définition, il n’y a donc de projet que réalisable.

 

  1. Le professeur peut-il orienter ?

Le professeur qui « entre en orientation » se demande parfois avec angoisse : que vais-je leur dire des métiers ? Quel pronostic vais-je faire sur leur avenir ? Et de manière un peu automatique il lance la question-bouée : que veux-tu faire plus tard ? Mais à l’usage aucune de ces trois questions n’est opérationnelle. En effet si ce n’est guère le métier de l’enseignant de « parler métiers », c’est encore bien moins le sien de prédire la vie des élèves.

Par définition imprévisible[1] l’avenir l’est encore plus dans un contexte maintes fois analysé de bouleversements économiques et sociaux. Chacun a certes le droit d’imaginer « ce qui va arriver » en général ou aux autres, mais non de confondre ses hypothèses avec une quelconque réalité, tout particulièrement lorsqu’il exerce un pouvoir. Qui ne connaît au moins une personne qui, ayant gagné en appel son passage dans la classe supérieure, a parfaitement réussi, et l’année suivante et dans sa profession ? Et pourtant le conseil de classe avait décidé de stopper sa progression. En fait on ne sait rien de l’avenir. C’est tout. L’observation par ailleurs montre que, jusqu’en terminale, et parfois à l’université, la plupart des jeunes n’ont pas de projet professionnel au sens défini ci-dessus. Ils ont des rêves, souvent plusieurs, et aussi parfois des intentions. Sommés en classe de décliner des projets qu’on ne leur a pas permis de faire, ils expriment au mieux des stéréotypes, au pire des rêves- écrans qui s’en trouvent alors renforcés.

Alors faut-il comme avant 1989[2], laisser jouer le mécanisme brut de la reproduction sociale ?

Non évidemment, car même pour des bons élèves, le message « Tu verras après le bac » peut se révéler assassin. Avoir de bonnes notes et ne pas être en projet fait courir le risque, porté par une trajectoire familiale et scolaire convergentes, de se retrouver ingénieur ou médecin sans l’avoir choisi, et d’avoir l’impression de ne pas se réaliser.

La question à poser peut être formulée ainsi : comment au cours des années collège, des années lycée, voire dès le primaire, agir pour amen er l’élève à construire une compétence à s’orienter qui lui sera utile dans la sphère professionnelle comme dans la sphère personnelle, tout au long de sa vie ?

 

  1. L’approche orientante, un changement de paradigme

A partir de 1996, l’éducation à l’orientation représente une tentative du système éducatif d’aller en ce sens. Mais, fondée sur une conception linéaire de l’orientation et de la vie : adéquation individus/ environnements professionnels , croyance en la possibilité d’un « bon choix » ou de « bons choix successifs », déconnectée des apprentissages et surtout en l’absence de véritables projets d’établissements, elle ne prend pas. En 2003, l’association apprendre et s’orienter introduit en France le concept québecois[3] d’approche orientante qui constitue de son point de vue un changement de paradigme[4]

Avec l’approche orientante[5], il s’agit en effet pour les éducateurs (chefs d’établissements, professeurs, conseillers principaux d’éducation, conseillers d’orientation-psychologues) en relation avec les parents et les partenaires socio-économiques d’organiser l’école : école primaire, collège, lycée, lycée professionnel, université, de telle façon qu’elle devienne dynamique et porteuse pour chaque élève et qu’elle l’amène à construire ses connaissances et ses compétences, non pour « plus tard » mais « ici et maintenant ».

C’est à l’école que revient la responsabilité d’être en projet suffisamment, pour offrir à l’élève les occasions de construire son « orientabilité » c’est-à-dire : sa compétence à prendre conscience de soi au fur et à mesure de son développement ; à connaître et interagir avec ses environnements à travers des expériences ; à se saisir des opportunités, à réussir son parcours en se percevant efficace et à s’insérer dans la société au moment et à l’endroit de son choix.

A la fois simple et complexe l’approche orientante amène chacun des acteurs du système éducatif, et aussi les partenaires, à adopter une posture pro-active : à se demander comment construire des environnements, facilitant dans toutes ses dimensions le développement des enfants et des adolescents.

 

  1. Mobiliser, infuser, coopérer

Dès le primaire on peut réunir les conditions pour mettre en mouvement les élèves et les rendre actifs au quotidien, autour de projets d’apprendre et de projets de vivre ensemble[6].

D’autre part toute situation exceptionnelle : voyage, mini-entreprise, action humanitaire, radio scolaire, exposition, montage d’un spectacle…qui offre aux élèves l’occasion d’exercer leur pouvoir d’agir, de décider, de prendre des responsabilités, de coopérer entre eux et avec les adultes, participe de l’approche orientante car elle les mobilise.

Au collège et au lycée, de la même façon et indépendamment de ces situations exceptionnelles, le cadre de n’importe quel cours permet à l’enseignant en « infusant » sa discipline, de saisir à son gré les opportunités qu’offre le programme[7], pour faire des liens avec des métiers, des activités professionnelles. «Faire des liens », « jeter des ponts » ne veut pas dire « parler de », ni surtout « enseigner » les métiers mais plutôt éveiller la curiosité des élèves, les inviter à « faire des recherches sur » et chaque fois que possible à faire des expériences. Ces recherches s’effectuent en dehors du cours, au CDI, sur Internet, auprès de professionnels, en immersion en entreprise (stages)[8]. Ce sont des situations d’apprentissage authentiques qui donnent matière à des restitutions en classe sous forme de poster, article de presse, message vidéo, etc…où les élèves exercent leur créativité tout en acquérant des techniques d’expression. Elles contribuent à la construction de la compétence « autonomie et initiative des élèves» décrite dans le Socle commun de connaissances et de compétences[9].

Bien managé, le groupe-classe devient-il ainsi ressource pour chacun de ses membres. L’effet de l’infusion se trouve démultiplié si, porteurs de valeurs partagées, plusieurs enseignants, en relation avec les autres membres de l’équipe éducative, les parents et les partenaires de l’école, coopèrent, c’est-à-dire agissent dans un sens défini en commun, car  alors le processus d’apprentissage et d’orientation prend sens pour l’élève. L’école fonctionne pour lui comme cadre d’analyse de sa situation d’apprenant, de citoyen, de consommateur et de futur producteur.

 

  1. S’informer

La question récurrente de l’information pour l’orientation est également envisagée autrement. On sait maintenant que l’information est une permanente co-construction entre celui qui émet le message et celui qui le reçoit mais, qu’au final, c’est le destinataire qui donne le sens, parce qu’il en modifie le contenu au fur et à mesure de l’utilisation qu’il en fait[10]. Il n’est donc pas question d’informer les élèves, mais de les mettre le plus souvent possible en situation de s’informer, c’est-à-dire d’accéder aux sources d’information, de recueillir des données, de les confronter, de réfléchir à leur fiabilité et enfin de les rapporter à eux-mêmes, pour confronter leurs rêves et nourrir leurs intentions. Ces situations peuvent être individuelles ou collectives[11] mais un outil s’avère nécessaire du CP à l’université, pour que l’élève s’approprie son parcours, sur le plan symbolique comme sur le plan pratique. Cet outil strictement personnelest le porte-folio, ou dans sa version numérique le webfolio. Il est particulièrement précieux dans le cadre d’un entretien de conseil préparant une prise de décision.

  1. Comment rendre les activités scolaires orientantes ?

Pour agir on peut s’inspirer de multiples expériences réussies au Québec et en France[12] mais l’esprit même de l’approche orientante implique que soit sollicitée l’imagination et la capacité à s’organiser des acteurs et des équipes. Les possibilités d’actions sont certes infinies mais elles sont aussi contextualisées. En fait pour les collègues familiers des pédagogies actives, il s’agit seulement de faire un pas de côté. Ce « pas de côté », qui cependant ne va pas de soi, consiste à considérer que la construction de son parcours de vie (professionnel, relationnel, citoyen) par chaque élève est ce qui donne le sens à la construction de ses apprentissages et non l’inverse. Il découle de ce changement de point de vue que la compétence à s’orienter tout au long de la vie : s’informer, s’évaluer, hiérarchiser des choix, décider, réaliser, est pour chacun la compétence déterminante à construire à l’école.

Seuls des adultes animés d’un réel sentiment d’efficacité personnelle et conscients de posséder des marges de manœuvre personnelles et professionnelles, peuvent conduire un tel processus. D’où une indispensable évolution de notre système éducatif, vers une plus grande autonomie des établissements, assortie d’une évaluation des organisations mises en place localement pour atteindre les finalités, et aussi – il faudra aller bien jusque là – d’un pouvoir d’action et de décision rendu aux élèves et à leurs familles.

Danielle Ferré  – 2008

Conseillère d’orientation-psychologue, Montpellier Présidente de l’association apprendre et s’orienter

www. apprendreetsorienter.org

 

Source : Danielle Ferré – Académie de Montpellier- Cahiers Pédagogiques – Dossier L’orientation – n°463 – Mai 2008

 

[1] Le grand humoriste Pierre Dac ne disait-il pas : «  L’art de la prospection est difficile, surtout lorsqu’elle  concerne l’avenir »

[2] Loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989

 

[3] Pelletier D. L’approche orientante : La clé de la réussite scolaire et professionnelle, Septembre édi teur, 2004.

[4] Ferré D. Pour une approche orientante de l’école française, Qui plus est, 2005.

[5] Quiesse J.-M., Ferré D., Rufino A.,L’approche orientante, une nécessité. Tome 1 L’approche orientante, pourquoi ? (Préface : Etienne R., Postface Danvers F). Tome 2 L’approche orientante, comment ? (Préface Brunel O.) Qui plus est – 2007.

[6] Ecole Balard, Montpellier http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/rurale06_7.aspx et Ecole Cœurs Vaillants à Québec http://pedagogie.csdecou.qc.ca/des-coeurs-vaillants/

[7] Une expérience au lycée Joliot Curie de Sète (2004 a montré que chaque discipline est en lien avec  une  vingtaine de métiers environ

[8] Orientation-Lycée 1ére S.14-15-16 (2000) Ferré D. (ed) Gustau G., Pénisson-Kleinhans R.-E., Roquigny P., L’Harmattan.

[9] Décret du 11-7-2006

[10] A.Rufino

[11] Lycéens prenez votre orientation en main (2006) Ferré D., Quiesse J.-M.,L’Harmattan et L’orientationc’est l’affaire de tous T.2 (2007) Ch. Comment apprendre à construire une information orientante SCEREN Crdp Académie d’Amiens.

[12] Ouvrages et articles cités – Site de l’ AQISEP http://www.aqisep.qc.ca/- Dossiers Perspectives de l’Onisep Français et découverte des métiers, Histoire-Géographie et découverte des métiers, Sciences de la terre et découverte des métiers.

 

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S’orienter dans un monde en mouvement

Peut-on apprendre et s’orienter dans toutes les configurations de l’existence ? Quelle est la place du conseil en orientation ? Va-t-on, comme au Québec, vers des sciences de l’orientation? Quelle serait la voie française en ce domaine ? L’orientation, au sens fort du terme, est un processus dynamique qui concerne tous les âges de la vie et englobe toutes les sphères de l’existence. Jamais le sens des possibles n’a été en apparence aussi ouvert et le domaine des interactions sociales aussi multiple, en ce siècle de mobilité et d’apprentissage tout au long de la vie. Pourtant, le sentiment de désorientation domine, des inégalités d’accès persistent et les systèmes d’information de plus en plus performants à l’ère numérique ne sont pas nécessairement à la hauteur des attentes des publics auxquels ils s’adressent.

Pour la première fois, un colloque de Cerisy a réuni des chercheurs, des praticiens et de « grands témoins » autour d’une question vive : S’orienter dans la vie en croisant les regards dans une perspective transdisciplinaire et holistique. Placée sous le signe de la francophonie internationale avec un pays invité, Haïti, cette rencontre avait tout son sens en 2015, « Année internationale de la lumière (Orient) et des techniques s’y rapportant » sous l’égide de l’Unesco, dont l’un des grands défis contemporains est l’éducation.

http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/collectif-s-orienter-dans-un-monde-en-mouvement-5169371.php

 

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